Le placement en familles d’accueil est une option de prise en charge d’enfants qui ont perdu leur famille. Une option de remplacement, parmi d’autres qui sont privilégiées dans notre pays, soit : la réinsertion familiale en famille biologique, la famille élargie (membre de la famille biologique), le placement en Kafala et enfin la famille d’accueil.

Cette dernière constitue une forme de prise en charge des enfants ciblés, agréée par l’Organisation des Nations Unies. En effet l’ONU reconnaît l’importance de la famille dans l’épanouissement harmonieux de l’enfant[1] et prévoit des dispositions en faveur de la famille d’accueil répondant aux besoins de l’enfant (chaque enfant ayant le droit de grandir au sein d’une famille qui lui apporte protection, amour et soins).

Concernant notre pays, le Maroc a, en 1993, ratifié la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Le gouvernement marocain a affirmé son engagement en matière de protection des enfants et, des avancées ont été réalisées dans ce sens. Cependant, un vide juridique perdure autour du statut de la famille d’accueil.

Dans ce contexte, le Collectif Marocain de Placement en Famille d’Accueil a été lancé samedi 25 mai 2019, à l’occasion de la Journée Nationale des Droits de l’Enfant par 4 Associations – Anir d’Aide aux Enfants en Situation Difficile, Bayti, Fondation Amane pour la Protection de l’Enfance (FAPE), le Bureau Régional de la Ligue Marocaine pour la Protection de l’Enfance de Taroudant – et, SOS Villages d’Enfants Maroc. Ce Collectif a décidé de s’unir pour défendre le droit de chaque enfant de grandir dans une famille et protéger juridiquement les familles désireuses de les accueillir.

 

Petit historique : un dispositif pilote de « Famille d’accueil » avait été mis en place en 2008 par l’association Bayti. Les associations fondatrices du Collectif avaient rejoint cette cause et œuvré ensemble pour la mise en place d’un cadre juridique et procédural en s’appuyant sur l’article 471 du Code de procédure pénale qui prévoit la possibilité de confier des enfants à une « personne tierce digne de confiance ».[2] Les membres du Collectif s’étaient alors engagés dans un mouvement de plaidoyer pour défendre ce projet relatif à un cadre juridique en faveur de la famille d’accueil.

Le Collectif est ouvert aux associations et acteurs qui seraient désireux de le rejoindre.

  1. Convention relative aux Droits de l‘ Enfant des Nations Unies (CDE), Préambule
  2. Article 471 du Code de procédure pénal, 2002.

 

Pour plus d’informations sur le Collectif Marocain de Placement en Familles d’Accueil, vous pouvez contacter :

Le secrétariat du Collectif : collectif.fa.maroc@gmail.com

– Abderrahmane Bounaim 06 61 20 49 44

– Houda Srhir : 06 03 64 09 22

 

  1. Convention relative aux Droits de l‘ Enfant des Nations Unies (CDE), Préambule
  2. Article 471 du Code de procédure pénal, 2002.